Conséquences physiques du réchauffement climatique
Les modèles utilisés pour prédire le réchauffement planétaire futur peuvent aussi être utilisés pour simuler les conséquences de ce réchauffement sur les autres paramètres physiques de la terre, comme les calottes de glace, les précipitations ou le niveau des mers. Dans ce domaine, un certain nombre de conséquences du réchauffement climatique sont l'objet d'un consensus parmi les climatologues.
La montée des eaux : une des conséquences du réchauffement planétaire sur lesquelles s'accordent les scientifiques est une montée du niveau de la mer. Deux phénomènes peuvent engendrer cette élévation :
Des phénomènes à très long terme. La majorité des climatologues, pensent que les phénomènes induits par l'émission des gaz à effet de serre vont se poursuivre et s'amplifier. Le troisième rapport du GIEC insiste en particulier sur les points suivants :
L'inertie, plus grande encore, de la masse océanique fait que l'élévation du niveau des mers se poursuivra même après la stabilisation de la température moyenne du globe. La fonte de calottes glaciaires, comme celle du Groenland, sont des phénomènes se déroulant sur des millénaires.
La montée des eaux : une des conséquences du réchauffement planétaire sur lesquelles s'accordent les scientifiques est une montée du niveau de la mer. Deux phénomènes peuvent engendrer cette élévation :
- L'augmentation du volume de l'eau due à son réchauffement, augmentation substantielle du fait de la grande profondeur des océancs
- et l'ajout d'eau supplémentaire provenant de la fonte des calottes glaciaires continentales.
Selon le troisième rapport du GIEC, le niveau de la mer s'est élevé de 0,1 à 0,2 m au XXe siècle. Selon ce même rapport, la montée du niveau de l’élévation prévue serait due principalement au réchauffement des eaux océaniques, l'effet de la fonte des glaces ne se faisant sentir éventuellement qu'à beaucoup plus long terme. De même que pour les températures, les incertitudes concernant le niveau de la mer sont liées aux modèles, d'une part, et aux émissions futures de gaz à effet de serre, d'autre part. Cependant, les incertitudes dues aux modèles sont plus fortes. Ainsi, l’élévation prévue du niveau de la mer est de 18 cm à 59 cm (source : 4e rapport du GIEC).
- L'humidité absolue. Selon toutes évidences l'humidité absolue moyenne de l'air va augmenter (ce paramètre s'exprime en grammes d'eau par mètres cubes d'air; les météorologistes mesurent plutôt l'humidité relative qui s'exprime en % sachant que 100% est le point de rosée). Sachant que l'eau est le principal vecteur de la thermodynamique atmosphérique (l'évaporation absorbe de l'énergie et la condensation la restitue) la puissance des précipitations devrait aussi augmenter.
- Les précipitations. Selon les modèles élaborés par les climatologues, les précipitations devraient augmenter, particulièrement les précipitations hivernales aux latitudes moyennes et élevées de l'hémisphère nord. Dans cette zone, la variation des précipitations devrait aussi augmenter. Il pleut en effet davantage actuellement dans les zones subtropicales, comme en Arabie et au Sahara, mais les populations locales ne s'en plaignent pas.
- La circulation thermohaline. Ce terme désigne les mouvements d'eau froide et salée vers les fonds océaniques qui prennent place aux hautes latitudes de l’hémisphère nord. Ce phénomène est, entre autres, responsable du renouvellement des eaux profondes océaniques et de la relative douceur du climat européen. Pour le XXIe siècle, le GIEC considérait comme probable un ralentissement de ce phénomène, et comme peu probable son arrêt. Cet arrêt total et définitif est considéré comme possible à plus long terme.
- Glaces et couverture neigeuse. Les scientifiques du GIEC prévoient, pour le XXIe siècle une diminution de la couverture neigeuse, et un retrait des banquises. Les glaciers et calottes glaciaires de l'hémisphère nord devraient aussi continuer à diminuer. En revanche, la calotte glaciaire antarctique ne devrait pas diminuer au cours du XXIe siècle.
Des phénomènes à très long terme. La majorité des climatologues, pensent que les phénomènes induits par l'émission des gaz à effet de serre vont se poursuivre et s'amplifier. Le troisième rapport du GIEC insiste en particulier sur les points suivants :
- Certains gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone, ont une espérance de vie longue, et influent donc sur l'effet de serre longtemps après leur émission.
- De par l'inertie du système climatique, le réchauffement planétaire se poursuivra après la stabilisation de la concentration des gaz à effet de serre. Ce réchauffement devrait cependant être plus lent.
L'inertie, plus grande encore, de la masse océanique fait que l'élévation du niveau des mers se poursuivra même après la stabilisation de la température moyenne du globe. La fonte de calottes glaciaires, comme celle du Groenland, sont des phénomènes se déroulant sur des millénaires.

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